Le 14 janvier 2018, TEEYANDEE arrive en Guyane. Ce n'est pas seulement un déplacement géographique. C'est un acte artistique : pratiquer le Djokan, art martial amazonien, pour le représenter fidèlement dans La Planète Takoo.
Avant même de se rencontrer en vrai, Yannick Théolade avait permis à TEEYANDEE de sortir son roman en 2016. C'est aussi ce lien qui a donné envie de venir en Guyane pour pratiquer le Djokan, afin de l'intégrer de la meilleure façon possible dans La Planète Takoo. Une démarche rare : aller là où vit un art martial pour le comprendre de l'intérieur avant de le dessiner.
Le Djokan est un art martial amazonien fondé par Yannick Théolade. Dans l'univers de La Planète Takoo, il est l'une des disciplines que pratiquent les héros aux côtés du Mayolè, du Danmyé et du Moringy. Ces arts martiaux ne sont pas des inventions : ce sont des pratiques réelles, issues des cultures caribéennes et africaines, représentées avec l'intention de les faire connaître au plus grand nombre.
Yannick Théolade a tellement aimé l'univers de La Planète Takoo qu'il a voulu son propre manga autour du Djokan en Guyane. Ce projet est devenu Makandi, qui signifie "vivre ensemble".
La Guyane a aussi permis à TEEYANDEE de devenir professeur d'arts appliqués. Enseignant à Cayenne, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni, l'auteur a transmis, formé, accompagné. Peu à peu, les tomes de La Planète Takoo ont commencé à entrer dans les collèges, les lycées, la CTG, les médiathèques et les bibliothèques de Guyane.
La bande dessinée avait été ma passerelle vers la lecture quand j'étais enfant. Des années plus tard, La Planète Takoo devenait à son tour cette passerelle pour des jeunes de Guyane et de la Caraïbe. Sans même l'avoir prévu.
La Guyane reste l'un des territoires fondateurs de l'histoire de La Planète Takoo. Pas seulement parce qu'on y a pratiqué le Djokan. Mais parce qu'on y a compris, concrètement, que ce manga pouvait être un outil de transmission.